Meilleurs films de monstres 2025
Sommaire
- Une sélection de films de monstres sortis en 2025
- Into the Deep – Christian Sesma
- The Gorge – Scott Derrickson
- The Bayou – Taneli Mustonen
- Wolf Man – Leigh Whannell
- La Légende d’Ochi – Isaiah Saxon
- Sinners – Ryan Coogler
- Shark Terror – Mario N. Bonassin
- Primitive War – Luke Sparke
- Jurassic World Rebirth – Gareth Edwards
- The Land That Time Forget – Anthony Frith
- Ziam – Kulp Kaljareuk
- Monster Island – Mike Wiluan
- 28 ans plus tard – Danny Boyle
- Predator Badlands – Dan Trachtenberg
Vous aimez les films avec des monstres ? Et bien l’année 2025 va vous servir ! Vous pensiez pouvoir mater votre petite comédie romantique peinard sous un plaid ? Raté ! Voilà que le cinéma de monstres débarque en mode rouleau compresseur, prêt à tout ravager sur son passage – salles obscures, plateformes de streaming, rien ne sera épargné. Préparez le popcorn (et un coussin pour vous cacher les yeux), parce que cette année, les créatures sortent les crocs, les griffes, et avec un peu de chance, un scénario qui fait peur pour de vrai…
On commence l’année avec Wolf Man de Leigh Whannell – le loup-garou version 2025, poilu, vénère, et pas venu pour enfiler des perles. Et pendant que vous essayez de vous remettre de vos émotions, Ryan Coogler vous balance Sinners, un trip vampirique moite dans la Louisiane des années 30. Ambiance sueur, sang et Jazz. Cela donne plutôt envie !
Guillermo del Toro (aka le papa des monstres poétiques) sort enfin son Frankenstein. Le mythe, la claque visuelle, les larmes peut-être… Et pendant ce temps-là, Anaconda revient dans un remake vraisemblablement décalé, peut-être pas l’idée du siècle, mais si un serpent géant massacre tout le monde, ça peut toujours se regarder en cuisinant.
Evidemment, qui dit film de monstres, dit zombies, et voici que revient le très attendu 28 ans plus tard, la suite de la suite de 28 jours plus tard. Notons aussi l’adaptation du jeu Until Dawn qui s’il est à la hauteur du jeu vidéo pourrait bien nous faire flipper… Notons également un animé intéressant sur le papier avec une nouvelle adaptation des aventures de Geralt dans The Witcher: Sirens of the Deep.
Bref, en 2025, le cinéma de monstres est encore de la partie. On espère des requins, des zombies en veux-tu en voilà, des démons, des monstres géants qui cassent tout… On veut un véritable festin de peur, de style et de surprises (on peut toujours rêver !).
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Une sélection de films de monstres sortis en 2025
Into the Deep – Christian Sesma
Requins et compagnie
Pour les amateurs de films de requins, l’année avait tout pour bien commencer. En effet, l’arrivée d’Into the Deep avec la présence de Richard Dreyfus (vu évidemment dans les Dents de la mer) dans la bande annonce, nous faisait espérer le meilleur.
Dès les premières minutes, on sait qu’on est face à un film sans le sous, et qu’on va devoir supporter les traumatismes d’une personnage qui va se révéler tout au long du film. OK, pourquoi pas, après tout, on ne regarde pas un film de requins pour ses qualités en psychologie comportementale.
Donc il y a une plongée qui se passe mal, et comme le scénariste se disait que ça ne pouvait pas suffire, il a ajouté des trafiquants de drogues qui prennent les gentils en otage. Evidemment, le crime ne paie pas, sauf pour les requins.
C’est vraiment naze comme film, je n’y ai pris aucun plaisir, c’est très mal joué, et ce n’est même pas compensé par le charme d’une série Z qui fait au mieux. Passez votre chemin.
The Gorge – Scott Derrickson
Gorge profonde
De vous à moi, je n’attendais rien de ce film. Après avoir vu la bande annonce, j’ai très vite eu la sensation qu’Hollywood allait en faire un film sans âme, répondant à un cahier des charges bancal qui ne prend aucun risque.
Le pitch, c’est une gorge, un trou béant d’où sortent des monstres, et de par et d’autre, un Américain et une Russe sont chargés de veiller à ce qu’aucun monstre ne réussisse à passer. Les 2 protagonistes ont par ailleurs interdiction de communiquer. Sauf qu’ils ont pris Miles Teller (Whiplash, Top Gun 2) et Anya Taylor-Joy (Split, Furiosa) pour jouer les 2 héros, et il était couru d’avance qu’ils tombent amoureux à travers leurs jumelles. On sait qu’on a affaire à un film d’horreur, à une romance, on saupoudre de science-fiction, et voilà un objet qui n’arrive pas à trouver sa propre identité. Le début est plutôt intéressant par ailleurs, puis ils finissent dans la gorge, et là… tout est cliché, attendu, sans surprise, ennuyeux.
Au final, The Gorge est un film d’horreur sans horreur, une romance molle, et une science-fiction bas de pâquerettes… Pour le reste, les 2 acteurs s’en sortent très bien et c’est plutôt bien foutu. Il y avait un concept intéressant à développer, et ils en ont fat un film spectaculaire sans âme. Dommage.
The Bayou – Taneli Mustonen
Crocodile Dundies
Les Dundies, pour ceux qui ont vu la cultissime série The Office (US), est une cérémonie imaginée par Michael Scott (responsable du bureau de Scranton de l’entreprise Dunder Mifflin) où il remet annuellement des récompenses à ses collègues de bureau toutes plus racistes et misogynes les unes que les autres.
Alors me voilà en train de remettre à mon tour un Dundie à l’équipe derrière The Bayou, un film qui se passe, vous l’aurez deviné, dans le bayou en Floride et où un groupe de personnes se crache stupidement en avion au milieu de crocodiles qui ont ingéré de la drogue. Les croco sont complètement énervés et tuent tout ce qui bouge. Le Dundie en question est celui du développement de situations qui ne servent absolument à rien dans le film. Une femme vole des œufs dans un nid de crocodiles, aucun impact (je mens car elle voudra rendre un œuf et se fera bouffer le bras, mais quelle idée de tendre son bras à un crocodile…), une autre a vu son frère se faire tuer, alors on a quelques flash-backs un peu gênants qui nous montrent sa culpabilité qu’elle combattra face à un crocodile (va comprendre). Et en plus de ça, les relations entre les personnages sont vraiment insupportables, et y’en a même un qui va se dire qu’il pourrait se sacrifier pour le groupe. Personne, jamais personne au monde ne se dirait que c’est une belle mort d’être mangé vivant par un crocodile. Personne…
Est-ce qu’il y a des choses à sauver ? Pas de gore rigolo, quelques scènes sympathiques, un peu de tension par ci par là, quelques moyens visuels, mais clairement pas de quoi le faire entrer au panthéon des bons films de crocodiles. (Re)voyez Lake Placid, Crawl ou encore Black Water, et épargnez-vous The Bayou.
Wolf Man – Leigh Whannell
Le loup est un loup pour l’homme
Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j’ai une affection particulière pour le cinéma aux effets physiques. C’est à dire des effets spéciaux à l’ancienne sans CGI (effets spéciaux numériques), avec un gros travail de maquillages et de trucages. L’apogée de ce cinéma étant les années 80, on ne va pas se mentir, je ne vis pas mes meilleurs moments avec le tout numérique. Mais heureusement, il y a encore quelques réalisateurs qui aiment revenir à un cinéma “à l’ancienne”, et c’est le cas de Leigh Whannell qui décide d’adapter le film Le Loup-garou (1941) dans une version plus moderne.
Ici, pas de pleine lune, le loup-garou attaque la nuit (on ne sait pas trop ce qu’il fait le jour) et semble trainer dans les magnifiques forêts de l’Oregon.
On suit alors un père de famille qui revient sur les terres de son enfance avec sa femme et sa fille et qui se font attaquer par un monstre étrange… Les voilà bloqués dans une maison. Et si le danger n’était pas qu’à l’extérieur ?
Que retenir de ce film ? Si les effets physiques et les maquillages sont réussis, si l’ambiance est particulièrement oppressante, et si la mise en scène est parfaitement lisible, le réalisateur de l’excellent Invisible Man (2020), ne réussit pas cette fois à nous surprendre. La faute à un récit trop convenu. Dommage, tout était là pour faire de ce film un chouette film de monstre.
La Légende d’Ochi – Isaiah Saxon
Ochi mine le moral
Quelque part dans les Carpates, un homme forme des adolescents à la chasse. Mais pas n’importe quelle chasse : la chasse aux Ochis. Les Ochis sont des être vivants dans la montagne et dont les humains se méfient énormément, si bien que des battues sont régulièrement organisées pour abattre le plus de monstres.
La Légende d’Ochi nous plonge dans un monde rude, empreint de solitude et de mystère, où chaque personnage semble porter le poids d’un passé douloureux. On y suit une jeune héroïne, qui s’aventure dans des terres inconnues afin de ramener un bébé Ochi à son peuple. Le film raconte ainsi l’opposition entre les humains, repliés sur leurs peurs, et ces êtres étranges dont on ne sait rien, qui habitent la forêt.
Mais ce qui frappe surtout, c’est la manière dont le film renverse nos attentes. On découvre peu à peu la richesse et la complexité de ce peuple mystérieux, les Ochi, que l’on avait d’abord perçus comme des menaces. Leur culture, leurs rituels, leur rapport à la nature : tout est montré avec une délicatesse et une intelligence rares. On comprend alors que les véritables monstres ne sont peut-être pas ceux que l’on croyait. La Légende d’Ochi nous invite à questionner nos propres préjugés, à voir au-delà des apparences.
L’image est particulièrement soignée, c’est très beau. Côté récit, on pense évidemment à E.T.. Si le scénario reste convenu, il a le mérite de servir un film court (1h35) qui va droit au but. On s’amusera aussi du côté décalé qui ressort des situations et des personnages, rappelant parfois le style d’un Wes Anderson.
La Légende d’Ochi est une petite merveille, fable étrange, poétique et parfois volontairement déroutante.
Sinners – Ryan Coogler
Les vampires contre-attaquent
En 2013, Ryan Coogler se fait connaître grâce à son premier long métrage Fruitvale Station qui remporte le très convoité Grand prix du jury du Festival de Sundance. Deux ans plus tard, lui est confiée l’adaptation du film Creed issu de l’univers Rocky. Succès critique et public, Marvel frappe à sa porte et lui confie l’adaptation de Black Panther et sa suite. Nous sommes en 2025 et Ryan Coogler est désormais un réalisateur bankable. L’occasion pour lui de se lancer dans un film ambitieux racontant l’histoire de Smoke et Stack, frères jumeaux qui reviennent dans leur ville natale après avoir survécus à la Première Guerre mondiale et avoir joué les voyous à Chicago, pour ouvrir un bar où écouter du blues. Ils embarquent avec eux leur jeune cousin Sammie, surdoué de la guitare. La nuit s’annonce incroyable jusqu’à ce que quelques vampires se pointent pour gâcher la fête.
J’ai beaucoup de mal à dire que Sinners est un film de monstres. Les vampires ne servent pas vraiment l’histoire, ils ne sont pas au centre du récit. A vrai dire, tout l’intérêt du film est plutôt dans la capacité de Coogler à raconter le sud des Etats-Unis à cette époque, un sud gangréné par la ségrégation où deux frères ont bien l’intention de s’imposer.
La première heure du film est une franche réussite, le contexte est parfaitement retranscrit, c’est passionnant à regarder. Lorsque les vampires arrivent, le film perd de sa profondeur et n’arrive pas à faire basculer le récit dans l’horreur, nous laissant complètement sur notre fin, malgré une scène post-générique plutôt bien vue.
Shark Terror – Mario N. Bonassin
Sharkaddict
Vous savez, j’essaie de me soigner. Je veux dire, ce n’est pas normal que je m’inflige ce genre de choses… Il y a des tas de bons films que je rate parce que je regarde un film avec des requins, mais c’est plus fort que moi, je veux m’assurer que les requins mangent à leur faim avant de se faire lamentablement tuer par quelqu’un qui joue mal la comédie…
Non, franchement, là, Shark Terror, c’est vraiment mauvais. Ce n’est pas autant le manque de moyens qui me dérange. En général, ça a même plutôt tendance à m’attirer car j’aime les films à petits moyens qui poussent les réalisateurs à être créatifs. Sauf que bon, pour être créatif, il faut avoir des idées, du bon sens, et malgré tout quelques petits moyens pour avoir un peu de temps.
Déjà, il est très difficile d’entrer dans le film car les acteurs sont vraiment très mauvais. Ça me fait complètement sortir du film, bien qu’en réalité je n’ai même pas réussi à y entrer… Puis les situations qui s’enchaînent sont d’un ridicule… Et puis la mise en scène – je sais, les moyens sont faibles – n’essaie rien. Elle subit un cahier des charges lamentables où le tournage doit être bouclé en quelques jours. Pas le temps de faire de multiples prises, il faut tourner, ajouter les effets spéciaux et espérer que ça passera. Là, ça ne passe pas… Sans doute parce que le film se prend trop au sérieux et aurait gagné à un peu de second degré afin de nous faire passer la pilule…
Primitive War – Luke Sparke
Platoonosaurus
Imaginez un film qui se passe pendant la guerre du Vietnam et dans lequel une escouade de soldats américains est confrontée à des… DINOSAURES ! Vous le voyez venir le film de l’année, hein ? Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? Vous prenez Platoon, Apocalypse Now, n’importe quel chef d’œuvre hollywoodien sur la guerre du Vietnam, vous mélangez le tout, vous faites quelques belles images, des personnages bien identifiables, et au milieu de tout ça, vous glissez quelques dinosaures prêts à bouffer tout le monde ! Mais quelle merveille !
Et tout ça, on le doit à Ethan Pettus, écrivain de génie qui a imaginé toute une série de romans sur fond de guerre et de dinosaures. Fallait y penser !
Si on est sérieux deux minutes, Primitive War n’est pas un navet. C’est en réalité une très chouette série B qui se prend au sérieux, qui manque un peu de moyens, mais qui réussit à rendre la chose très crédible, et surtout, à mettre à l’amende la franchise Jurassic World. Le réalisateur Luke Sparke réussit le tour de force de mettre en scène un bon petit film d’horreur en s’appuyant sur les codes du film de guerre. Les choix esthétiques osés – notamment dans la réalisation de certaines scènes d’attaque – ajoutent du mordant à l’ensemble, et on ne peut que saluer l’effort pour donner un peu de fraîcheur et d’énergie à tout ce chaos dino-militariste. Les références à Predator ou Apocalypse Now sont assumées, avec quelques clins d’œil qui raviront les amateurs du genre.
Alors certes, ce n’est pas le film de l’année. Les soldats manquent un peu d’épaisseur (pas grave, ils servent surtout de casse-croûte), et certaines scènes hésitent franchement entre hommage et emprunt direct. Côté rythme, le démarrage est peu longuet, et le film gagnerait à passer sous les 2h. L’écriture se perd un peu entre clichés et blagues d’initiation, mais pour qui aime suspens, gore, et délire assumé, Primitive War est un trip généreux qui enterre bien des tentatives trop lisses vues chez Jurassic World ces dernières années. On sort du film avec la satisfaction d’avoir vu ce qu’on attendait, et l’envie d’y retourner pour savourer la folie brute de ce Vietnam revisité par les monstres.
Jurassic World Rebirth – Gareth Edwards
Parc a terme
C’est terrible. Je suis tombé dans la potion magique des dinosaures quand j’étais petit, j’ai vu Jurassic Park au cinéma, j’avais à peine 12 ou 13 ans et c’est un film qui m’a toujours subjugué. Alors quand il y a eu des suites j’ai été ravi, et quand même souvent déçu…
La faute à une franchise qui n’a jamais su réellement se renouveler et qui s’est perdue dans la manipulation génétique à tel point que l’intérêt n’est plus vraiment dans les dinosaures mais plutôt dans les mutants créés. Et franchement, ça n’apporte pas grand chose… Moi je veux voir de vrais dinosaures, je veux un peu de poésie aussi, de l’émerveillement !
Dans ce dernier opus, il y a bien une tentative d’émerveillement mais j’ai trouvé étrangement l’image assez moche. Mais au fond ce n’est pas le pire. On a clairement un film qui ne devrait pas exister, les scénaristes ne savent plus quoi inventer, et pire, les personnages sont d’une nullité affligeante… Aujourd’hui, dans les blockbusters, il semble qu’on ne sait plus écrire de personnages, les développer, alors on leur imagine un passé terrible où ils ont perdu un ami ou un enfant. Ça n’apporte absolument rien au film, rien au personnage, c’est psychologiquement vide de sens. On veut créer de l’empathie et on crée du vide.
Il ne reste rien de ce film après visionnage, c’est dommage car avec de tels moyens on pourrait faire de super films avec des dinosaures, et au final, on fait des blockbusters qui ne racontent rien, et on continuera comme ça car le public suit…
The Land That Time Forget – Anthony Frith
Dinosaures et voyage temporel
S’ils n’ont plus d’idées pour la franchise Jurassic World / Park, qu’ils s’inspirent d’un film où des soldats se retrouvent sur une île inconnue remplie de dinosaures, et en plus ils semblent avoir voyagés dans le temps. Franchement ça ne sera pas pire et puis il y aura des moyens pour faire de chouettes dinosaures. Là, rien ne va. Et si je peux pardonner le manque de moyens, l’écriture bancale, les acteurs et actrices qui surjouent, je ne peux pardonner qu’on tue des T-rex en lançant des canifs. Ce film a eu raison de ma santé mentale.
C’est nul.
Ziam – Kulp Kaljareuk
Zombies thaï
Arrivé en grandes pompes sur Netflix, Ziam se présentait comme le grand film de zombies thaïlandais, comme avait pu l’être Dernier Train pour Busan en son temps pour la Corée du Sud. Hélas n’est pas Busan qui veut, et ce Ziam n’a pas grand chose pour lui.
D’abord l’histoire, d’une stupidité affligeante et dont le contexte ne sert en rien l’objet du film. Le monde n’a plus d’eau, a des difficultés à se nourrir, et soudain, un poisson empoisonne et transforme les gens qui l’ont mangé en zombies. Sauf que tout est cloisonné dans un hôpital et que le contexte est ainsi complètement effacé au profit du huis clos. Le huis clos, dans le genre horreur, c’est plutôt intéressant en général. Il n’y a pas d’échappatoire, personne ne viendra vous aider, il va falloir faire avec les moyens du bord. Et pour le coup, l’environnement est plutôt bien exploité avec quelques scènes plutôt bien vues dont une inattendue dans la maternité de l’hôpital.
Reste qu’un mec super fort qui défonce du zombie en veux-tu en voilà, et quelques policiers au passage et qui sauve sa dulcinée et un orphelin, ça fait un peu trop… Il y a une volonté un peu trop évidente de faire de son personnage principal un héros sans peur et sans reproche, ce qui enlève de l’authenticité au récit.
Ziam est un film de zombies au croisement du film d’arts martiaux et du survival, dynamique certes, mais convenu, et qui manque profondément d’émotion.
Monster Island – Mike Wiluan
Monstres et caoutchouc
Ce que j’aime le plus dans les films de monstres, c’est le côté artisanal. Sans doute le dis-je trop souvent, à chaque chronique, mais c’est vraiment ce qui me procure le plus de plaisir ! Alors quand on me propose un film où le monstre est fait tout en caoutchouc, je suis tout impatient de le découvrir !
Je me prépare bien sûr, car je sais qu’il y aura peu de moyens, que ça sera en général mal joué, et que le scénario sera vraiment sommaire.
Mais parfois, on a quelques surprises. C’est le cas avec Monster Island, petit série B qui raconte quelque part dans Pacifique en 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, comment un soldat japonais et un prisonnier de guerre britannique échouent sur une île déserte, traqués par une créature meurtrière.
Deux ennemis jurés, contraints de s’allier pour survivre à l’inconnu.
J’ai de suite pensé à Enemy Mine (1985) où un Humain et un Drac (une race extra-terrestre) qui sont en guerre n’ont d’autre choix que de s’allier et de faire connaissance pour survivre sur une planète inhospitalière. Le principe est un peu le même, mais les liens entre les deux prisonniers sont assez peu développés hélas. Le scénario souffre alors d’un petit manque d’inventivité, il est un peu convenu et on ne comprend pas certains comportements. Mais outre ces défauts, le film est plutôt bien foutu, assume son manque de moyens, et rend quelques hommages bienvenus, comme à Predator ou à L’Étrange Créature du lac noir. Les acteurs s’en tirent plutôt bien à vrai dire et le film a même réussi à me faire sursauter une fois ou deux, grâce à quelques éléments de tensions bienvenus.
Au final, Monster Island est une sympathique série B qui réussit très bien à exploiter son concept. On regrettera seulement quelques choix scénaristiques qui laissent songeurs.
28 ans plus tard – Danny Boyle
Les zombies ont de beaux restes
Dans les tops films de zombies, 28 jours plus tard sorti en 2002, fait office de maître étalon pour nombre de fans.
Pas pour moi.
C’est chouette, à bien des égards, mais le film me perd un peu sur la fin. Face au succès du film, 28 semaines plus tard arrive sur les écrans en 2007, et on ne peut pas dire que ce fut une franche réussite. On attendait 28 mois plus tard, mais c’est 28 ans plus tard qui nous est livré avec Danny Boyle qui revient aux commandes. Je ne l’attendais pas particulièrement, mais en bon fan de zombies, je n’allais pas passer à côté de l’opportunité de voir des zombies dans un film avec des moyens.
Pour résumer mon sentiment, je dirais que j’ai beaucoup apprécié la première partie du film, un récit initiatique où un père amène son enfant tuer ses premiers zombies. On comprend comment un village sur une île au large de la Grande Bretagne a pu survivre à l’apocalypse zombies, leur organisation, leurs traditions issues de l’effondrement de la société. Et donc amener les adolescents chasser leurs premiers zombies comme un rite de passage vers l’âge adulte. Durant ce voyage, on découvre de fabuleux paysages, ceux d’une Grande Bretagne laissée à l’abandon où la nature a repris ses droits. Hélas, les zombies restent dangereux et il ne s’agit pas de faire n’importe quoi.
Mais le jeune adolescent va faire n’importe quoi, il n’a qu’une idée en tête, sauver sa mère souffrante. Il décide alors de l’amener voir le dernier docteur connu, mais ça ne sera pas une promenade de santé.
Je regrette une fin bien étrange qui ouvre vers une suite, des facilités scénaristiques, et une mise en scène parfois brouillonne (à vrai dire ici c’est un style, mais franchement ça me fatigue) qui m’a fait sortir de l’action plus d’une fois. On sent que Boyle a voulu trop bien faire, cocher quelques cases du genre apocalyptique (des personnalités étranges qui ont complètement vrillé), mais il passe à côté de l’essentiel me semble-t-il : une certaine authenticité. Dommage.
Predator Badlands – Dan Trachtenberg
(à venir)

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