Meilleurs albums Jazz 2018 – Top 5

Temps de lecture estimé : 3 minutes

2018 a été une belle année pour le Jazz! Entre le retour de Wayne Shorter qui à 85 ans nous a livré un album superbe entre livre et musique (Emanon), ou l’album posthum de John Coltrane (Both Directions at Once: The Lost Album – voir en toute fin de page), ou enfin l’album live d’Esbjörn Svensson Trio (E.S.T. live in London) datant de 2005 (Esbjörn Svensson est mort en 2008) qui ressuscite un groupe exceptionnel, on s’est fait plaisir!

Les meilleurs albums de Jazz en 2018… selon moi…

Voici donc un petit top 5 des albums de Jazz que j’ai le plus appréciés en 2018. On ne va pas se mentir, je n’en ai pas écoutés 50… Mais j’ai particulièrement aimés ces 5 là (non classés), alors je partage!

Sons of Kemet – Your Queen is a Reptile

Du Jazz anglais à la sauce caribéenne, c’est ce que nous propose le génial groupe Sons of Kemet avec leur album Your Queen Is A Reptile. Un condensé de talent qui rend hommage à des femmes, d’Angela Davis à Ida Eastman.

Éminemment politique, Your Queen Is A Reptile est un album fiévreux qui fera vibrer chaque partie de votre corps de bien des façons.

Ambrose Akinmusire – Origami Harvest

Un album à ne pas mettre entre toutes les mains. Des morceaux parfois difficiles à appréhender, parfois expérimentaux, mais dont l’objet est d’être avant tout politique. C’est aussi pour cela qu’il est là.

Il y a chez Ambrose Akinmusire comme une angoisse, comme un souffle politique. Sa musique est un instrument de dénonciation comme elle est un défouloir et un lieu d’expérimentations. Il est à écouter attentivement. Au-delà des mots, il y a la pleine maîtrise de son art.

Origami Harvest est un album intraitable et intelligent.

Joshua Redman – Still Dreaming

Six morceaux originaux, une reprise d’Ornette Coleman et une autre de Charlie Haden, voici ce qui compose cet album. Il y a dans ce quartet une volonté de rendre hommage au groupe Old and New Dreams dans lequel jouait le père de Joshua Redman, mais aussi de se démarquer de l’héritage tout en proposant une identité propre.

Still Dreaming est un beau premier album, exigent et subtil.

JD Allen – Love Stone

Quand j’écoute Love Stone, j’oublie tout. Je me sens enveloppé par un ensemble de notes qui me propulsent dans un ailleurs que je ne connais pas mais dans lequel je me sens si bien.

C’est quelque chose de l’ordre du métaphysique, de l’inexplicable. JD Allen a certainement réalisé l’album (avec celui de Coltrane), qui m’a le plus fasciné cette année.

Un petit miracle du Jazz dont je ne me lasse pas.

María Grand – Magdalena

María Grand est une saxophoniste genevoise vivant à New York et qui avec Magdalena, nous livre un album captivant, ensorcelant. Il y a d’ailleurs peut-être un peu de sorcière chez María Grand. De ces femmes qui ont osé être libérées. De ces femmes qui vous envoûtent par la seule force de leur travail et de leur talent.

Oui, Magdalena est un très bel album. Un disque maîtrisé de bout en bout. María Grand nous trouble à la fois par sa pudeur et par sa façon qu’elle a de s’ouvrir à nous (Ah!, Where Is E, quel sublime morceau!).

Mention spéciale :

John Coltrane – Both Directions at Once: The Lost Album

L’album perdu et retrouvé de John Coltrane! On le dit pas terminé, et pourtant, c’est un véritable chef d’oeuvre! Quel privilège nous avons de pouvoir découvrir de nouveaux morceaux de ce grand musicien! Alors pourquoi s’en priver?

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