A propos de mes recettes de quand j’étais petit et pauvre

Je suis né sur le Bassin d’Arcachon, à Arès, une petite ville où la clinique est au bord de l’eau. J’ai vu le jour un 1er juillet, c’était en 1982. A 3h25, un jeudi, si ma mémoire est bonne.

J’ai vécu dix ans dans la ville d’Andernos les Bains, juste à côté d’Arès. Il y a là-bas une part non négligeable de mon enfance. Je dirais même toute mon enfance. Il y a mes forêts, mes routes, mes arbres, mes cailloux, mes souvenirs, mes baignades, mes pertes, mes chagrins, mes joies, mes découvertes, mes interrogations…

Voilà, à partir de maintenant, ce que je vais raconter, est peut-être vrai, peut-être faux, mais ce qui est certain, c’est que ce n’est ni forcément inventé, ni forcément vécu.

Quand j’étais petit et pauvre, j’étais un garnement. J’ai très vite compris, que si je voulais manger à ma faim, il fallait que je me débrouille pour ramener à la maison le nécessaire. J’étais débrouillard heureusement. Et j’ai vite compris que selon les saisons, je ne mangerais pas ce que je voudrais. Il fallait ruser, il fallait surtout se renseigner, savoir ce qui était comestible et ce qui ne l’était pas. La question se posait lorsque j’allais dans les forêts, elle ne se posait pas quand j’allais au marché voler un poulet ou un fromage.

J’étais petit et pauvre. Je suis né comme ça. Je n’ai pas choisi d’être petit, cela dit, je n’étais qu’un gamin, je n’avais pas fini de grandir. Et puis surtout, j’avais la chance d’avoir une gueule d’ange. Du coup, lorsqu’on me voyait, on ne pouvait me soupçonner d’être un voleur. Sur mon front, c’était écrit « honnête ». Oh!, je l’étais! Sauf que parfois, j’avais faim, et quand j’avais envie d’un poulet, je savais que mon voisin en avait un dans son frigo, parce que je l’avais vu la veille au marché. Alors parfois j’allais visiter sa maison.

Ma famille, c’était en tout et pour tout, mes deux petits frères et ma mère. Ma mère ne travaillait pas. Elle ne savait pas faire grand chose, elle était même un peu, comment dire… simple d’esprit. Je l’aimais, elle s’occupait bien de nous, mais je ne pouvais pas compter sur elle pour voler un poulet. Et quand j’en ramenais un, je lui disais qu’il venait de notre ferme au fond du jardin. Evidemment, nous n’avions pas de ferme, mais ma mère ne le savait pas. Elle avait peur du jardin parce qu’un jour elle y avait vu une vipère. Mes deux petits frères étaient deux petites teignes. Parfois, ils m’aidaient dans mes coups tordus. Par exemple, une fois, ils ont déclenché une bagarre devant le stand du charcutier au marché, et je n’ai eu qu’à lui prendre ses meilleurs saucissons pendant que ledit charcutier prenait les paris.

C’était ça mon enfance…

N’allez pas croire! Je n’ai pas été malheureux! Pauvre, oui, mais pas misérable! Un petit homme qui voulait que sa famille mange bien, un garçon qui s’intéressait plus aux poulets qu’aux poulettes. Ceci étant, il est indéniable que j’ai toujours été plus débrouillard avec la bouffe qu’avec les filles!

Je vous présente ainsi les recettes de mon enfance, ces recettes de quand j’étais petit et pauvre.

Bonne lecture, et surtout, bon appétit!

Jérémie.

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