Meilleures BD 2025
Sommaire
- Quelles BD lire en 2025 ?
- Le top des BD 2025 : ma sélection
- Shin Zero, Tome 1 – Bablet & Singelin
- Islander, Tome 1 : L’Exil – Ferey & Rouge
- Les travailleurs de la mer – Michel Durand, d’après une adaptation de Victor Hugo
- Beneath the Trees Where Nobody Sees – Patrick Horvath
- Hors scène – Jon McNaught
- Strange Fruit, La Chanson d’Abel – A.Dan & Hazard
- Corso – Danilo Beyruth
- Yon, Tome 1 – Camille Broutin
- Electric Miles, Tome 1, Wilbur – Nury & Brüno
- De pierre et d’os – Jean-Paul Krassinsky
- Catmask Boy – Linus Liu
- L’Île aux Orcs – Dysart & Ponticelli
- Clementine – Tillie Walden
- Au Cœur du désert – Jean-François & Maryse Charles
- Son odeur après la pluie – José-Luis Munuera
- Les Guerres de Lucas, tome 2 – Hopman & Roche
- Helen de Wyndhorn – King & Evely
- Deathbringer – Ismaël Legrand
- Silent Jenny – Mathieu Bablet
- Watership Down – Adams, Sturm & Sutphin
- Le Royaume sans nom – Redec, Hanna & Lou
- Lapinot, Le chapeau maudit – Lewis Trondheim
- Les suites qui valent toujours le coup en 2025 !
- Gagner la guerre, T5 – Frédéric Genêt
- Hirayasumi, T7 – Keigo Shinzô
- Donjon Parade, Tome 7 – Le sirop des costauds – Sfar, Trondheim & Tebo
- Donjon Parade, Tome 8 – L’hostellerie des impôts – Sfar, Trondheim & Surcouf
- D’autres (très) bonnes BD à découvrir
Il n’y a pas une année où je suis déçu par les BD que j’ai le privilège de lire. Réaliser un top des meilleures BD 2025, et ce tout au long de l’année avec des mises à jour régulières, vous assure de découvrir le meilleur de ce qui sort dans nos frontières.
Quelles BD lire en 2025 ?
C’est donc avec toujours autant de plaisir que je m’adonne à ma grande passion qu’est la lecture de bandes dessinées. Mais ce n’est pas seulement lire des BD, des comics ou des mangas qui fait me passionne, c’est aussi trainer dans les librairies, sur le web, afin de faire un premier tri. Il y a aussi les choix à faire car je ne peux ni tout acheter, ni tout intégrer dans ma bibliothèque qui manque cruellement de place… Choisir c’est renoncer disait l’autre, j’en suis bien conscient…
Néanmoins, comme tous les ans, je vous prépare une chouette sélection de ce qui me semble être parmi les meilleures BD de l’année. Bonnes lectures !
Vous aimez les BD ? Tous les mois, dans la newsletter intitulée Capharnaüm, je présente les meilleures BD de l’année, de la musique (Jazz, Folk, Rock…) et des films de monstres !
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Le top des BD 2025 : ma sélection
Shin Zero, Tome 1 – Bablet & Singelin
Les kaijūs sont des monstres géants qui ont la fâcheuse tendance de tout détruire sur leur passage. Le plus célèbre est Godzilla, issu de l’imaginaire japonais après les traumatismes des 2 bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Depuis, les kaijūs font partie intégrante de la culture japonaise. Films, séries, jouets, jeux vidéos, mangas, on en trouve partout pour le meilleur et pour le pire. En France, dans les années 80, les kaijūs ont été popularisés par des séries comme Bioman, des sentais – super héros colorés – qui combattent des monstres et qui doivent systématiquement, à la fin, former ensemble un robot géant pour tuer le kaijū géant.
Shin Zero raconte une société qui des années auparavant a dû faire face à des kaijūs mais qui depuis ne se montrent plus. Les sentais n’ont plus personne à combattre, alors tout le monde peut en devenir un en s’inscrivant sur une application où n’importe qui peut se payer les services d’un ou plusieurs sentai pour des missions pas toujours reluisantes, comme surveiller un magasin ou s’occuper de trafiquants quand la police ne veut pas le faire. Cette ubérisation de la fonction de sentai s’inscrit parfaitement dans le récit de notre société où les petits boulots mal payés et sans sécurité se développent de plus en plus.
Avec Shin Zero, Bablet (Shangri-La, Carbone & Silicium) et Singelin (PTSD, Frontier), 2 auteurs prestigieux de la nouvelle vague SF en BD, modernisent le mythe du kaijū à travers l’histoire de 5 jeunes en quête d’un avenir meilleur. Prévu en 3 tomes, Shin Zero est une merveilleuse réussite, contemporaine, intelligente, et dont on attend vivement la suite pour savoir si cette BD deviendra rapidement un classique du genre, car tout est là pour l’être !
Islander, Tome 1 : L’Exil – Ferey & Rouge

Après une catastrophe climatique, l’Europe est aux abois. Des millions de personnes essaient de fuir le continent pour rejoindre des pays qui accueillent encore quelques réfugiés. Islander suit un groupe de personnes parmi lesquels un professeur qui aurait la solution pour arrêter la crise qui sévit. Ils fuient vers l’Islande, mais la situation là-bas est chaotique. Les réfugiés ne sont pas les bienvenus et voici le groupe enfermé dans un camp de réfugiés…
Islander frappe là où ça fait mal. Le récit, qui se passe dans un futur proche, nous met dans la peau de réfugiés venant d’Europe qui n’ont pas d’autre choix que de fuir la crise pour espérer une vie meilleure. Le coup de génie, c’est évidemment de nous mettre nous, Européens d’aujourd’hui, dans une situation où il n’y a pas d’autre choix que de partir vers des contrées où nous ne serions pas les bienvenus. En Islande, les nationalistes profitent de la situation pour déshumaniser les réfugiés et en faire des ennemis de la nation qui prendront la place des bons Islandais dès qu’ils le pourront. Mais la lecture de tout ça est bien évidemment plus nuancée avec des enjeux politiques, sociaux et humains. Islander, qui sera en 3 tomes, est une véritable piqûre de rappel. Si nous ne changeons pas notre paradigme face à l’immigration, si un jour c’est à notre tour de fuir, il n’y a aucune raison pour que nous soyons mieux traités.
Les travailleurs de la mer – Michel Durand, d’après une adaptation de Victor Hugo

Les travailleurs de la mer est une bande dessinée étonnante sur bien des aspects. Adaptation du roman éponyme de Victor Hugo, Michel Durand, l’auteur derrière cette oeuvre, réalise une BD au dessin surprenant, avec une technique s’inspirant de la gravure sur bois utilisée à l’époque de l’écriture du texte de Victor Hugo. Les dessins sont tout en hachure, ce qui donne à ce livre une personnalité propre à un univers sombre. C’est absolument sublime, et cela donne surtout une identité propre à ce récit qui méritait amplement d’être adapté en BD.
On suit alors un homme amoureux vivant sur l’Île de Guernesey, qui ne sait pas comment parler à la femme qu’il convoite et qui va se retrouver à sauver un bateau pour avoir le droit de l’épouser.
Sublime œuvre romantique, Victor Hugo se plait à y développer foule de sentiments tout en nous faisant découvrir la vie sur Guernesey à son époque. Michel Durand adapte merveilleusement bien le roman, réussissant à retranscrire tout le mystère propre au mouvement romantique. Les planches sont accompagnées d’extraits tout droit sortis du texte original ce qui a un peu tendance à casser le rythme. Rien de bien grave, cette œuvre est incroyable et mérite de trôner fièrement dans votre bibliothèque.
Beneath the Trees Where Nobody Sees – Patrick Horvath

Quand on découvre Beneath the trees where nobody sees, on ne s’attend pas à un récit de tueur en série, bien que la couverture nous laisse à penser qu’on va vivre quelque chose de violent. Mais lorsqu’on regarde les planches, la vie qui s’y déroule, tout semble bucolique avec ses personnages bienveillants, animaux anthropomorphes tout mignons.
Bien sûr, ça ne dure pas dès qu’on découvre le premier meurtre… et les suivants… réalisés par un deuxième tueur en série. Alors notre héroïne, qui ne supporte pas qu’on tue dans sa ville (elle a la bienséance d’aller tuer dans la ville d’à côté) enquête pour trouver ce psychopathe inconscient afin qu’il chasse ailleurs.
Beneath the trees where nobody sees est une vraie réussite. Patrick Horvath, cinéaste et scénariste de formation, réalise là sa première bande dessinée. Il maîtrise intelligemment son récit et réussit surtout à créer un contraste efficace entre son style graphique et la noirceur du récit.
Hors scène – Jon McNaught

Ouvrir Hors scène, c’est entrer dans un univers aux couleurs pastels qui nous semble un peu hors du temps mais aussi un peu familier. Nous suivons un enfant / adolescent préparant une pièce de théâtre, ne se sentant pas tout à fait à sa place. Chez lui, il ne se reconnait guère dans cet environnement imposé. Il change, il grandit.
Hors scène est un récit qui explore des moments de solitude et d’introspection. C’est l’histoire d’une transition quand on n’est plus tout à fait enfant, pas encore un adolescent.
C’est une bande dessinée très puissante, qui laisse le rythme du récit nous porter à travers le regard d’un adolescent qui cherche à s’intégrer, qui se force à ne pas être lui-même car il ne sait pas bien qui il est. C’est visuellement très beau, très contemplatif. La narration s’appuie beaucoup sur les silences, ce qui apporte une connexion plus forte avec le personnage.
Véritable œuvre intimiste dont la poésie s’exprime dans le quotidien tout banal d’un enfant / ado, Hors scène, malgré son esthétique minimaliste, est une bande dessinée complexe, douce, riche. Magnifique.
Strange Fruit, La Chanson d’Abel – A.Dan & Hazard

Aire Libre est une collection créée par Jean Van Hamme en 1988 chez les éditions Dupuis, et qui a vu naître une quantité de BD avec un niveau de qualité hallucinant. Dans les plus connus, on pourra citer S.O.S. Bonheur, La Guerre éternelle, Sarajevo-Tango, Le Sursis, Le Photographe, et plus récemment, Madeleine, résistante, Inhumain, et j’en oublie et je suis désolé…
Alors quand je me lance dans la lecture de Strange Fruit, La Chanson d’Abel, je sais que je dois m’attendre à un roman graphique aussi nécessaire que bouleversant. En retraçant la genèse de la chanson emblématique Strange Fruit, ce récit met en lumière le pouvoir de la musique face à l’horreur et à l’injustice, tout en rendant hommage à son auteur méconnu, Abel Meeropol.
Le scénario de Vincent Hazard, construit autour des souvenirs croisés de Meeropol et de Billie Holiday, offre une plongée dans l’Amérique ségrégationniste des années 1930 à 1950. Le lecteur découvre, à travers les regards des deux personnages, la violence du racisme, les dangers de l’engagement politique et la force de l’art comme cri de révolte.
Une BD qui éclaire sur la création d’un grand classique du Jazz, mais qui raconte surtout une époque où racisme, maccarthysme et lutte pour la liberté aux États-Unis obligeaient à l’engagement et au courage. A lire, à tout prix.
A noter que cette BD est l’adaptation d’une fiction radiophonique réalisée par Vincent Hazard pour l’émission Autant en emporte l’histoire sur France Inter.
Corso – Danilo Beyruth

Un pilote chien s’écrase sur une planète inconnue tandis qu’une guerre entre chiens et chats fait rage dans la galaxie. Chien fou de son escadron, Corso refuse de se laisser abattre et cherche une solution pour survivre et repartir. Sa rencontre avec une colonie de chats va bouleverser ses certitudes.
BD de survie à ses débuts puis quête initiatique, Corso est une œuvre de science-fiction efficace qui brille d’abord par un dessin précis, ensuite par un rythme et une mise en scène tout feu tout flamme, et enfin par un univers aux créatures originales. Si l’histoire est un poil convenu, le scénario est solide et plutôt bien développé avec beaucoup de mystère et de suspens. On regrettera peut-être que les choses vont un peu vite (la fin tellement abrupte) car on aimerait en (sa)voir plus.
Corso reste une BD de très bon calibre, menée tambour battant par le brésilien Danilo Beyruth (connu pour ses travaux sur Daredevil, Deadpool…).
Yon, Tome 1 – Camille Broutin

Avec Yon, Camille Broutin livre un 1er tome saisissant qui s’inscrit dans la lignée des récits de survie et de huis clos psychologiques. L’autrice nous plonge dans un internat disciplinaire isolé, créant une atmosphère oppressante qui prend une toute autre dimension lorsque le “Phénomène” survient, enfermant les élèves dans l’établissement, désormais cerné par des créatures mortelles tombées du ciel.
L’un des points forts de Yon réside dans sa capacité à mêler les codes du thriller psychologique à ceux du fantastique. La menace extérieure, mystérieuse et terrifiante, fait écho aux conflits internes du groupe.
Si le thème du groupe d’adolescents confrontés à une menace inconnue dans un huis clos n’est pas inédit, Yon parvient à renouveler le genre grâce à une écriture maîtrisée et à un rythme soutenu. Le mystère autour du “Phénomène” donne envie d’en savoir plus même si on n’évite pas quelques clichés éculés propres aux récits adolescents.
Yon est une excellente surprise. Ce premier tome pose des bases solides, aussi bien sur le plan narratif que graphique, et donne très envie de découvrir (vite) la suite !
Electric Miles, Tome 1, Wilbur – Nury & Brüno

Voici une œuvre qui ne laisse pas indifférent. Si bien qu’elle interroge sur le rapport à la lecture et à la création.
Electric Miles se déroule à Los Angeles à la fin des années 1940. Morris Millman est un agent littéraire un peu idéaliste, qui croise par hasard l’un de ses héros d’enfance : Wilbur H. Arbogast, ancien auteur à succès de science-fiction, aujourd’hui oublié et rongé par ses propres démons. Fasciné, Millman rêve de relancer la carrière d’Arbogast et lui propose de publier un nouveau texte, espérant le vendre à Hollywood et retrouver la gloire passée de l’écrivain. Arbogast a bien un livre sous la main. Mais il ne veut pas le sortir. Il affirme que son texte est dangereux, à tel point qu’il pousse ses lecteurs au suicide. Il va même jusqu’à prétendre que ce manuscrit détient des vérités si profondes qu’il pourrait fonder une nouvelle religion et régenter le monde. Millman est séduit, il imagine déjà un succès de librairie !
Sans en dire trop sur l’intrigue, notons que la BD s’engage alors dans une quête où se mêlent mystère et mysticisme. On oscille entre une ambiance de polar noir, teintée de science-fiction et de fantastique, où la frontière entre réalité et hallucination se brouille peu à peu. Le récit est volontairement déroutant et hypnotique, et interroge le pouvoir de la fiction, la manipulation des gens et la folie créatrice, tout en rendant hommage à la littérature pulp et à l’esthétique des années 1950. C’est au fond une réflexion sur la création littéraire et une plongée dans les dérives sectaires (on pense à la scientologie).
Ce 1er tome pose les bases d’une série ambitieuse qui laisse le lecteur dans l’attente d’une suite forte de révélations à venir.
De pierre et d’os – Jean-Paul Krassinsky
Les peuples Inuits sont fascinants. Vivre dans les conditions de l’extrême-nord est difficile à concevoir pour un petit occidental qui n’a jamais eu à chasser pour survivre. De pierre et d’os raconte l’histoire d’Uqsuralik, jeune adolescente séparée de sa famille après qu’un morceau de glace se soit brisé. La voilà seule avec quelques chiens, devant braver les dangers de son environnement, et devant trouver un refuge et de la nourriture. Tout au long de son périple, elle croisera d’autres groupes d’Inuits qui l’accueilleront, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire.
Lire De pierre et d’os, magnifique bande dessinée tout en aquarelle, c’est vivre une expérience. Evidemment pas aussi intense que celle de son héroïne, mais une expérience de lecture qui ne laisse pas indifférent. D’abord, on apprend énormément de choses sur le mode de vie des Inuits, sur leurs conditions, leurs moeurs, et la violence de leurs relations sociales. Evidemment, il convient de ne pas juger avec les yeux de l’Européen que je suis. Cette BD se lit avec curiosité, c’est une oeuvre ethnographique (adaptée du roman de Bérangère Cournut), qui sait également saisir toute la spiritualité de ce peuple.
Si De pierre et d’os est visuellement magnifique, le récit, son rythme, ses mises en page, montrent avec quelle minutie l’auteur a travaillé. C’est une très belle œuvre qui mérite d’être lue.
Catmask Boy – Linus Liu
Ce que je préfère le plus dans la découverte d’un livre, c’est sa rencontre dans une librairie. Vous entrez chez votre libraire préféré, vous n’attendez rien mais vous espérez beaucoup. Vous espérez qu’un livre va se présenter à vous, vous faire du charme, et vous n’aurez plus qu’à le ramener chez vous pour passer un moment avec lui dans votre lit, vous coucher satisfait, mais faut en garder un peu pour le lendemain, passer le petit déjeuner ensemble, et peut-être même aller aux toilettes tous les deux car après tout, vous êtes déjà tellement intimes.
Et bien voici peu ou prou ce que Catmask Boy et moi avons vécu. Une belle histoire comme j’en ai vécues de nombreuses, mais pas une histoire sans lendemain. Une histoire qui trotte dans la tête. D’abord les images, ces enfants masqués qui rêvent d’être des super héros dans le Hong Kong des années 70, et voici notre héros Tao Tigrou perdu dans la citadelle de Kowloon, l’endroit le plus dangereux de la ville, espace anarchique construit sans contrôle aucun des autorités, un espace où la pauvreté, la corruption, la violence, la drogue, les jeux d’argent et la prostitution se côtoient pour le pire de ses habitants. Notre héros, qui y cherche son bulletin de notes se fait aider d’un autre enfant, lui-aussi masqué qui vit ici et qui s’en sort car il connait les règles.
Si Catmask Boy s’adresse vraisemblablement plus à un jeu public, cette BD venue tout droit d’Hong Kong brille par sa légèreté, son sens du rythme, la qualité du mouvement dans le dessin, et par le choix de son sujet : la citadelle de Kowloon, aujourd’hui détruite devenue parc, qui reste un endroit légendaire (le film City of Darkness sorti l’an passé s’y déroule), et l’enfance qui se rêve en héros.
Avec Catmask Boy, Linus Liu parvient à équilibrer conte moral et aventure trépidante, sans jamais tomber dans la mièvrerie ni la caricature. Les péripéties de Tao Tigrou, à la fois drôles et touchantes, sont portées par une galerie de personnages bien campés et une atmosphère urbaine foisonnante, pleine de couleurs et de dangers. Catmask Boy s’impose comme une franche réussite, aussi bien pour les amateurs de super-héros décalés que pour ceux qui apprécient les BD à portée sociale et humoristique, offrant un regard à hauteur d’enfant sur la dureté du monde sans jamais perdre la magie de l’imagination.
L’Île aux Orcs – Dysart & Ponticelli
J’avais entendu beaucoup de bien de cette BD avant de la lire, et je ne peux que m’incliner face à la qualité du récit, du dessin, et de l’univers imaginé par les auteurs.
Et cela n’a pourtant pas été une lecture facile. L’île aux Orcs se passe dans un univers de misère, d’une rare violence, où une caste ultra-riche domine la société, écrasant les plus pauvres, leurs vies n’étant pas considérée. Il faut voir le traitement infligé à cette population qui n’est rien, qu’on méprise et qu’on ignore. Parmi elle, un demi-elfe se voit embarqué dans une aventure vers l’île aux Orcs pour y récupérer des crânes d’orcs qui le rendra immensément riches.
Les voilà entrant dans une terre qui n’est pas la leur, traitant la vie des orcs comme leurs vies sont traitées chez eux. On découvre alors une île d’une rare beauté, un peuple évolué, avec ses croyances et son organisation. Les orcs ne sont pas des barbares.
Alors soudain, cette violence des personnages principaux envers les orcs me dérange. Les victimes deviennent des bourreaux, massacrants d’innocentes victimes, famille en pèlerinage qui les rendra immensément riches.
En lisant L’Île aux Orcs, j’ai ressenti un profond malaise. Les personnages principaux auxquels je m’étais identifiés, victimes d’une société corrompue et violente, renvoient cette violence sur d’autres, et de fait deviennent aussi pires que leurs bourreaux. L’Île aux Orcs est une grande BD qui fait vivre un monde fantastique fourmillant de détails, de bon sens, d’une mythologie qui lui est propre. C’est une œuvre brillante qui arrive à créer une certaine confusion dans les émotions des lecteurs.
Clementine – Tillie Walden
Suite et fin de la trilogie Clementine qui se passe dans l’univers de The Walking Dead, un univers où une apocalypse zombies a ravagé la société. Les survivants font ce qu’ils peuvent pour s’en sortir, Clementine en particulier, jeune femme qui fuit le continent avec ses amis pour se réfugier au Groenland. Sauf que tout n’est pas rose non plus là-bas, et si les habitants tentent tant bien que mal à faire société, la folie des uns n’épargne jamais les autres. Tout n’est donc question de qui veut-on être dans une société qui s’est effondrée et où la mort règne sans discontinuer.
Tillie Walden réussit à traiter avec intelligence et sensibilité des thèmes complexes comme le deuil, la reconstruction sociale, la survie ou la maternité. Il règne dans ce dernier tome une tension autour des jeux de pouvoir qui nous laisse craindre le pire (car dans le monde de The Walking Dead, le pire est toujours envisageable…).
Tillie Walden conclue parfaitement son récit et laisse une œuvre aboutie qui n’a rien à envier au comic original (cela dit, les 6 premiers tomes sont extraordinaires). Une trilogie qui ne s’adresse pas qu’aux amateurs de zombies avec des thèmes forts tels que le deuil, l’homosexualité, l’entraide et la survie. Une œuvre que j’aurai plaisir à relire.
Au Cœur du désert – Jean-François & Maryse Charles
Au Cœur du désert est une libre adaptation d’Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad. La nouvelle raconte le voyage de Marlow, chargé de remonter le fleuve Congo pour retrouver Kurtz, un chasseur d’ivoire qui dirige un comptoir au milieu de la jungle. Dans ce récit initiatique, Marlow découvrira l’horreur du colonialisme ainsi que la part sombre de l’âme humaine. L’œuvre dénonce la brutalité de l’exploitation coloniale et révèle que la barbarie n’est pas l’apanage de peuples supposément “non civilisés”. Coppola adaptera librement cette longue nouvelle avec son film Apocalypse Now.
Avec Au Coeur du désert, les Charles transposent le récit aux Etats-Unis, dans l’Ouest profond où un jeune officier Yankee est chargé par sa hiérarchie de retrouver son frère devenu un paria, qui avec une troupe d’indiens massacre les populations blanches qui viennent coloniser leur territoire.
On suit alors ce jeune frère qui raconte son récit, qui accompagne des caravanes à travers les grandes plaines, à travers les déserts, qui raconte la guerre, les injustices, la violence. On est en plein dans ce que racontait Joseph Conrad, transposé à une époque où les Indiens d’Amériques ont été massacrés dans un immense génocide qui ne dit pas son nom.
C’était malin d’adapter ce texte en BD dans un western, c’est très bien tenu, l’état d’esprit anticolonialiste est toujours présent, la noirceur de l’âme humaine également. On pourra seulement reproché une fin un poil convenu mais qui fait terriblement sens dans un monde où la liberté appartient à ceux qui gagnent.
Son odeur après la pluie – José-Luis Munuera
Adaptée du roman éponyme écrit par Cédric Sapin-Defour, la BD raconte la rencontre entre Cédric (l’auteur) et Ubac, un bouvier qui partagera la vie de son maître et vis versa. Ubac est le compagnon parfait, fidèle, loyal, toujours là, rigolo, doux, un ami qui vous suit partout. Dans l’édito, je reprends Russell Banks en disant que mon chat était un membre permanent de la famille, et cette BD raconte cela, comment Ubac est devenu le noyau central d’une famille qui s’est agrandie, d’abord une amoureuse pour Cédric, puis d’autres chiens qui complètent le magnifique tableau.
Il y a dans Son odeur après la pluie quelque chose de très familier. Si vous avez – ou avez eu – des animaux et que vous les aimez, cette BD ne vous laissera pas indifférent. Vous aurez sans doute envie de faire un gros câlin à votre animal, ou de revivre les moments de bonheur que vous ont procurés ces petites boules de poils.
Son odeur après la pluie est une extraordinaire bande dessinée qui sait capter les émotions, les situations, et qui fait d’un récit de vie quelque chose d’unique et merveilleux. A noter que vous pleurerez sûrement à la lecture de cette BD.
Les Guerres de Lucas, tome 2 – Hopman & Roche
Je pourrais copier/coller la chronique que j’ai faite du premier tome tellement au fond, je n’ai pas grand chose à dire de plus sur ce tome-ci. Très attendu après le succès du premier numéro, apprécié des fans de Star Wars, mais pas seulement, Les Guerres de Lucas Tome 2 raconte la genèse du film L’Empire contre-attaque, considéré comme le meilleur Star Wars, et – soyons fous – comme l’un des meilleurs films de tous les temps.
Et si, bien sûr je retrouve tous les ingrédients que j’ai aimé dans le 1er tome, il me manque un petit quelque chose…
Tout d’abord, quel plaisir de se replonger dans les coulisses du film et comment George Lucas appréhende sa nouvelle œuvre. Cette fois, il promet à sa femme de prendre du recul et de n’être “que” producteur. Mais le tournage ne se passe pas comme prévu, les retards s’accumulent (55 jours de retard), faisant exploser le budget. On découvre que Lucas, détestant le fonctionnement hollywoodien, préfère auto-financer son film (pour garder le plein contrôle et ne pas avoir un ponte du studio lui dire comment faire son film). Il s’endette à millions pour finir son film. Vous le savez déjà, le film est un énorme succès, un des plus gros succès du cinéma, ce qui de fait rend Lucas très riche. Mais là où c’est intéressant, c’est évidemment le développement du personnage qu’est George Lucas. Et face au succès du film il récompensera des acteurs (secondaires) en partageant avec eux les recettes du films alors que ce n’était contractuellement pas prévu. George Lucas est généreux.
La seule chose que je regrette un peu, c’est que la partie technique (effets spéciaux et physiques) est moins développée. Sans doute parce que le film avait du budget, que les équipes techniques étaient mieux préparées et que contrairement au premier tome, il y avait moins à dire.
Les Guerres de Lucas, tome 2, reste une très bonne bande dessinée qui perd l’effet de surprise du tome 1, mais qui a évidemment tout son intérêt, et qui est menée de main de maître par ses auteurs.
Helen de Wyndhorn – King & Evely
Auréolée d’un Eisner Award (Oscars de la BD chez les Ricains) du meilleur dessin, Helen de Wyndhorn jouissait avant son arrivée en France d’une excellente réputation. Mais vous le savez, il ne suffit pas de bien dessiner pour faire une bonne BD !
Helen est une adolescente dont le père romancier vient de se suicider. Elle est recueillie par son grand-père qui est un être bien étrange, avec plein d’armes chez lui, et qui disparait pendant des jours, des semaines. Helen vit mal la mort de son père et se réfugie dans l’alcool. Mais un jour, dans le jardin du manoir de son grand-père, elle croise une étrange créature. Une créature qui n’est pas sensée exister. Elle découvre alors que son grand-père visite un autre monde où il vit des aventures extraordinaires, un monde fantastique, avec des sorcières, des dieux, des monstres, des orcs, tout ce que vous voulez, et qu’il est là-bas un féroce guerrier-aventurier. Helen veut en être.
Sauf que ce résumé ne rend pas hommage au scénario. A vrai dire, tout s’ouvre sur une enquête, où une femme est interviewée, et raconte, en tant qu’ancienne gouvernante au manoir de Wyndhorn, qu’elle a été témoin de choses étranges, mais personne ne la croira. Le récit est alors construit en flash-backs et comment cette interview va passer de mains en mains et ne rester au final que lettre morte. Mais le plus important n’est pas là, car le récit raconte au fond comment une adolescente fait le deuil de son père et cherche une nouvelle figure paternelle en un grand-père irresponsable mais incroyable. Ne vous attendez pas une BD d’aventure, c’est un récit profond, malin, subtile, qui montre certes de l’aventure, mais dont le fond est beaucoup plus riche qu’il n’y parait.
Helen de Wyndhorn est une œuvre majestueuse servie par le dessin extraordinaire de Bilquis Evely et la plume subtile de Tom King.
Deathbringer – Ismaël Legrand
La dark fantasy n’est pas le genre le plus accueillant. On sait que le récit va être sombre, premier degré, que les personnages principaux sont torturés, et que l’univers dans lequel tout se déroule est une vue pessimiste de l’humanité, mais emprunté à notre réalité, et c’est souvent cela qui est glaçant…
Deathbringer d’Ismaël Legrand frappe d’entrée par la densité de son atmosphère : une plongée sans complaisance dans la dark fantasy, où chaque case suinte la poussière, la boue, le sang et l’horreur. On y suit, dans un noir et blanc ciselé, une inquisitrice et un guerrier rongés par un passé obscure. A travers des planches saturées d’ombres : Legrand façonne une fresque où la lumière ne jaillit que pour souligner les ténèbres, à mi-chemin entre le gothique et l’iconographie sacrée. Mais la force de Deathbringer, c’est d’avoir un auteur qui arrive à trouver sa propre voix — ténébreuse et sensorielle.
Si le récit est un brin classique, il n’en reste pas moins efficace et très réussi. Grâce à un rythme saccadé, qui sait prendre son temps dans les temps forts, et accélérer le tempo dans les moments plus méditatifs. Legrand en profite pour souligner l’absurdité des religions, et plus particulièrement la période de l’Inquisition et démontre l’hypocrisie d’une puissance qui ne se remet pas en question et qui assoie son autorité par la terreur. Dans un univers médiéval sombre où rien n’y personne n’est épargné, où des démons anciens cherchent à reprendre forme, Ismaël Legrand tient son récit de main de maître et nous surprend pas certains choix inattendus et bienvenus.
Silent Jenny – Mathieu Bablet
C’était la grosse sortie de cette fin d’année, le troisième volet d’une trilogie SF initiée il y a quelques années par Mathieu Bablet, et qui avait fait le bonheur des fans de BD, de SF, et des critiques, voyant en lui un nouveau grand nom de la bande dessinée. Et il ne fait aucun doute qu’après Shangri-La et Carbone et Silicium, Silent Jenny est une œuvre puissante comme on en fait peu.
Il y a tout ici, un monde post-apocalyptique avec Jenny en quête d’abeilles qui ont disparu de la surface du globe, des villes roulantes, des monstres-humains qui survivent comme ils peuvent, et tout un univers/bestiaire qui donne à l’ensemble non seulement une réelle cohérence, mais surtout une profonde identité.
Et oui, Silent Jenny est une grande œuvre de science-fiction, avec ses codes, ses enjeux politiques, qui parle de notre société, mais de laquelle je suis un peu passé à côté… J’ai eu du mal. Peut-être à cause du rythme, peut-être à cause de cet univers rêche, difficile à appréhender, et terriblement sombre.
Je le sais, je le vois, je n’ai pas d’arguments particuliers, je vois combien c’est une grande BD, son dessin, le travail sur les couleurs, tout est là, mais je suis passé un peu à côté…
Watership Down – Adams, Sturm & Sutphin
En 1972, Richard Adams publiait son premier roman : Watership Down. Succès immédiat, le roman raconte comment un groupe de lapins quitte sa garenne pour créer une autre garenne plus sûre, avec une organisation plus juste. Mais le chemin et l’installation ne seront pas de tout repos.
Watership Down est un classique de la littérature fantastique. Le succès du roman mènera à une adaptation au cinéma en 1978 (La Folle Escapade en français), un film d’animation loin des standards de Disney, plus sombre, violent, mais redoutablement brillant. Adapter le roman en BD n’était pas une mince affaire tellement l’œuvre, que ce soit le roman ou le dessin animé, est devenue classique parmi les classiques.
Car Watership Down n’est pas qu’un simple conte animalier. C’est une véritable odyssée, une aventure hors du commun qui mélange un réalisme absolu à des mythes fédérateurs. En effet, la force de Watership Down, c’est aussi l’incroyable univers créé par Richard Adams, avec des lapins qui ont leur propre langage et leurs propres mythes. Ils ont leurs dieux, leurs héros, leurs légendes.
Ainsi, on suit quelques lapins qui fuient leur groupe, pourchassés par les soldats pour en faire des exemples, qui de rencontres en rencontres, de dangers en dangers, vont finir par trouver leur paradis. Sauf que le groupe n’a pas de femelles, alors il va falloir en trouver. Il y a une garenne non loin de la leur, les femelles sont soumises, l’organisation est une véritable dictature totalitaire, et elles ne suivront leurs sauveurs qu’à condition de trouver la liberté.
Œuvre puissante, moderne, l’adaptation en bande dessinée est particulièrement réussie avec un dessin des plus magnifiques. Si je voulais chipoter, je dirais que parfois le rythme est inégal, mais c’est vraiment pour chipoter.
Le Royaume sans nom – Redec, Hanna & Lou
Fin de la trilogie, et quelle fin ! Et quelle BD de grande qualité ! Commençons par le dessin d’une incroyable précision et qui donne vie à des animaux anthropomorphes d’une beauté saisissante, réussissant à retranscrire caractères et émotions des personnages grâce à un trait fin et créatif donnant au tout un réalisme étonnant, qu’on en oublie que les personnages ne sont pas des humains.
Une fois que cela est dit, parlons du récit. Au royaume des lions, le roi se fait vieux et attend que son fils le tue pour qu’il prenne la suite, car c’est la tradition. Mais le fils aime son père et n’envisage pas de le tuer, ça lui est impossible.
En 3 tomes, on découvre les rouages d’une cour, et de tout un monde sur le pied de guerre, les manipulations des uns et des autres, jusqu’aux révélations finales plutôt inattendues. Je ne veux pas trop en dire, c’est une grande trilogie qu’il faut lire, on pense à des trajectoires comme Game of Thrones ou bien évidemment Shakespeare, c’est très très bien fait, intelligent, particulièrement bien écrit, il n’y a vraiment pas grand chose à jeter dans cette œuvre.
Déjà un classique à mes yeux.
Lapinot, Le chapeau maudit – Lewis Trondheim
Lewis Trondheim est un formidable auteur de bandes dessinées. Sa science du dialogue couplée à un univers graphique particulièrement reconnaissable en font depuis 30 ans un auteur non seulement à succès, mais surtout un auteur qui a marqué et continue à marquer son époque.
Son personnage phare c’est Lapinot, un personnage qui a une histoire plutôt étonnante car il fut créé pour apprendre à dessiner sur 500 pages blanches à travers une aventure qui ne connaît pas tout à fait de fin. Puis Trondheim a fait évoluer son lapin dans un format plus classique de bande dessinée et lui a donné des copains et lui a fait vivre de formidables aventures, alternant avec des histoires réalistes et des histoires fantastiques. Un jour, il a tué son personnage, effrayé a l’idée de tourner en rond. Bien des années plus tard, il est revenu à la vie (ou plutôt dans une réalité alternative) pour notre plus grand bonheur. Depuis, pratiquement chaque année, un nouveau Lapinot nous est livré et c’est franchement agréable !
Ici, Lapinot se balade avec son ami Richard (qu’il faut rencontrer tellement il est libre et jusqu’auboutiste et rigolo) dans une forêt, afin d’observer une éclipse en compagnie de leurs petites amies respectives. Sauf qu’une sorte d’entité maligne profite de ce moment pour revenir à la vie afin de dominer le monde. Un chapeau magique qui exauce toutes les prévisions vient mettre son grain de sable dans la situation, ce qui crée des moments rocambolesques et particulièrement drôles.
Comme à son habitude, Trondheim joue sur les caractères de ses personnages (en particulier Lapinot et Richard) et nous amène à rire grâce à un rythme des plus tranchants, et surtout des dialogues absurdes d’une efficacité redoutable.
C’est du Trondheim tout craché, il ne se réinvente pas mais il se fait plaisir et c’est un plaisir communicatif qui fait encore passer un merveilleux moment !
Les suites qui valent toujours le coup en 2025 !
Gagner la guerre, T5 – Frédéric Genêt
Gagner la guerre est l’adaptation en BD du roman éponyme de Jean-Philippe Jaworski, un immense roman de fantasy. Difficile de résumer l’énorme récit raconté du point de vue de Benvenuto Gesufal, anti-héros détestable, espion, assassin et homme de main sans scrupules au service du Podestat de la République de Ciudalia, Leonide Ducatore. L’univers est inspiré de la Renaissance italienne et mêle action, politique et trahisons.
L’adaptation en BD est formidable, que ce soit le dessin qui imagine une architecture fouillée, inventive, précise, que le scénario qui arrive à adapter l’essentiel et l’essence du roman.
Mais cette adaptation a néanmoins un défaut : elle nous frustre. On sent qu’une grande partie de l’univers imaginé par Jaworski n’a pas pu être développé, que des choix drastiques ont été faits. L’occasion de lire le roman et de profiter en parallèle de cette grande BD de fantasy.
Hirayasumi, T7 – Keigo Shinzô
J’en parle dès qu’un nouveau tome sort, et j’en suis toujours très satisfait ! Alors oui, j’aimerais que certaines choses avancent un peu plus vite, mais prendre le temps de développer les liens entre les personnages, les faire grandir, mieux les comprendre, le tout en tissant une bienveillance qui fait du bien, font d’Hirayasumi une œuvre dont on ne se lasse pas. Et en plus, ils tournent un film de zombies ! Qu’espérer de mieux ?
Donjon Parade, Tome 7 – Le sirop des costauds – Sfar, Trondheim & Tebo :
Un Donjon Parade toujours aussi efficace, parfait pour les enfants, mais on nous a habitué à mieux !
Donjon Parade, Tome 8 – L’hostellerie des impôts – Sfar, Trondheim & Surcouf
Je pourrais dire exactement la même chose que précédemment, à ceci près que celui-ci est un poil plus original dans son postulat de base.
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