Pourquoi j’aime le MOMA – New York 2013

Le MOMA, le Musée des Arts Modernes, est un espace d’art au milieu de Manhattan où se côtoient des peintres comme Van Gogh et Picasso, des objets design et des jeux vidéo.

J’ai beaucoup de mal avec l’art contemporain lorsqu’il ne montre rien ou n’exprime rien en moi. Je n’aime pas la plupart du temps les performances artistiques qui ne s’adressent qu’à un cercle restreint. J’aime l’art populaire, la pop culture.

MOMA et jeux vidéo

Le MOMA regroupe tout ce que j’aime et n’aime pas. J’aime les Gauguin, Dalí et Monet, je n’aime pas les objets design par exemple. Mais si j’aime autant le MOMA, c’est à cause de sa section jeux vidéo.

Non pas qu’on y trouve des jeux exceptionnels, mais parce que le MOMA dit: le jeu vidéo n’est pas qu’un objet culturel, c’est aussi de l’art. Et cette prise de position est courageuse. Car vous ne verrez pas au MOMA des jeux aux graphismes exceptionnels, vous verrez des jeux qui ont apporté ou qui apportent encore quelque chose à leur discipline, de par leurs mécanismes, leurs univers, ou encore leurs aspects ludiques. Certains m’expliqueront que la base d’un jeu vidéo c’est son gameplay, et je leurs dirai que je suis d’accord. Ils rétorqueront alors que le gameplay, ce grand ensemble qui fait un jeu vidéo, sa jouabilité, ses mécanismes, son univers, son scénario, etc., tout ça ne peut être considéré comme de l’art, mais qu’effectivement des artistes ont participé au projet jeu. Je dis que lorsque des artistes s’associent et que chacun met à contribution son art dans un même projet, j’ai le droit d’appeler ce projet une oeuvre artistique. Cette oeuvre, le MOMA a décidé de la mettre en valeur.

Alors vous découvrirez un mur d’écrans de Sim City 2000, un écran pour les Sims premier du nom (qui quoiqu’on en pense a chamboulé le paysage vidéo-ludique), Canabalt (super jeu à l’univers génial où le principe est tout bête: votre personnage court, vous ne pouvez que sauter d’immeubles en immeubles et quand vous mourrez, vous recommencez, mais les immeubles et obstacles sont générés de façon aléatoire, un excellent jeu à jouer sur écran tactile par exemple), Portal (un puzzle-game dans un univers de SF extraordinaire à l’humour épatant!), Tetris (version 1984, très dur à jouer quand on a tant joué sur Game Boy) et Pac Man (qui n’a pas pris une ride). Il y a d’autres jeux de présentés tel que Eve Online et d’autres dont j’ai perdu les titres.

J’apprécie énormément que le MOMA élève le jeu vidéo au rang d’art, ce qui permet à mon sens, qu’il soit enfin vu par l’intelligencia comme un produit sérieux et intelligent.

« J’aime que le MOMA prenne position pour les jeux vidéo et l’assume. »

Cela étant dit, j’aime aussi que le MOMA me montre des photographies, des films expérimentaux que je passe rapidement, de fabuleux crayonnés d’Edward Hopper, des gribouillis de Jackson Pollock…

Bref, le MOMA est un musée à la pointe de l’art, et j’aimerais avoir la même chose dans mon pays.

Edward Hopper - MoMA

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